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15 septembre 2008

"Web as a platform", fin du mythe

En sortant son propre navigateur Google nous démontre que le Web ne se suffit pas à lui-même, que les WebOS sont des chimères, que les tableurs et traitements de texte en ligne ne détrônent pas leurs équivalents desktop, que le serpent de mer du PC ultraléger chichement équipé d'un browser peut replonger, que la virtualisation dans le cloud reste aussi idéalisée que la virtualisation du crédit par titrisation, bref que le Web n'est pas une plateforme ("The Web is the platform" disait Jeff Huber, un des vice-présidents de Google, en octobre 2007, à l'occasion du Web 2.0 Summit) parce qu'en réalité les portes d'accès au Web, systèmes d'exploitation desktop et navigateurs, sont devenus plus importants que le "cloud".

Google
Google triomphant des mauvais browsers.
Allégorie, XXIème siècle.

Hier, serveurs et réseaux portaient le Web. L'internaute visitait des pages Web générés par les serveurs, passait de page en page sur un navigateur essentiellement capable d'afficher du HTML. Le "back-end" était fondamental, le browser secondaire.

Aujourd'hui et surtout depuis le Web 2.0, l'internaute exécute des applications Web complexes dont la logique, écrite en JavaScript, s'exécute sous la responsabilité du navigateur. Une grande partie du runtime des applications Web s'est ainsi déplacé des serveurs vers le navigateur.

Pas étonnant donc que celui-ci devienne stratégique.

Where is the platform ?

Chrome valide ce que certains avaient pressenti depuis Google Gear : "The browser is the platform".

Mais après tout pourquoi s'arrêter au navigateur ?

Pour offrir à l'utilisateur un vrai confort d'utilisation, une interface graphique réactive et un mode déconnecté efficace, Google recherche la performance en court-circuitant les couches de virtualisation (et de sécurisation) interposées par les navigateurs. Grâce à Chrome le Javascript s'exécute plus rapidement et les applications Web peuvent sauvegarder de grande quantité d'info directement sur le disque (via Gears). Google se rapproche ainsi du microprocesseur et du disque, autrement dit du système d'exploitation "à l'ancienne".

Au fond c'est bien d'un système d'exploitation dont Google a besoin. Simplement on pensait devoir aller le chercher online depuis notre Windows devenu inutile, alors que c'est lui qui va venir remplacer Windows petit à petit, à commencer par Chrome. Certains (dont l'indispensable Louis Naugès ) voient même Google devenir éditeur de systèmes d'exploitation grâce à l'expérience Android, à Chrome et à Gears.

Sniff

Alors tout ce chemin (HTML, CSS, JavaScript, Ajax, REST, les widgets, les mashups, le Web 2.0, le cloud computing, le SaaS, les netbooks, …) pour un Windows à la Google ? Quelle désillusion.

Mais positivons : un renouveau de compétition du côté des systèmes d'exploitation ne peut être que positif pour nous autres utilisateurs.

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